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  • : Le cercle Jacques Decour est une association Tourangelle dans laquelle des citoyennes et des citoyens, marxistes et non marxistes s’interrogent, débattent et agissent, en vue de rendre la société plus juste et plus respectueuse des valeurs humaines.
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  • : 06/12/2006

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RESISTANCE !

Le Cercle Jacques-Decour vous propose son programme pour la saison 2007/2008. A n'en pas douter, les luttes à mener seront sévères ! Et particulièrement dans les domaines de la culture, de la communication...

Programme des mois d'avril, mai, juin 2008
ATTENTION ! CHANGEMENT DE DATE POUR LE DEBAT "LES CATHOLIQUES ET LE MOUVEMENT OUVRIER

 

Avril mardi 01

 

 

 

Complexité de la résistance - L'exemple de Georges Guingouin

 

Gilbert Deverines.

 

20 H30 St Pierre des Corps salle des associations.

 

Mai mardi 06

 

 

Langage et pouvoir

 

Jacques Ducol

 

20 H 30 St Pierre des Corps salle des associations.

 

Mai mardi 27

 

 

Les catholiques et le mouvement ouvrier

 

Philippe Branger

 

20 H 30St Pierre des Corps salle des associations.

 

Juin mardi 3

 

 

 

Le sport dans tous ses états - Jeux Olympiques pouvoir, argent, etc.  (JO du 8 au 24 Août)

 

Pierre carreau

 

20 H 30 St Pierre des Corps salle des associations.

 

Juin vendredi 27

  Soirée festive...

Notre mai 1968

  L'an 01,
un film français de 1973, réalisé par Jacques Doillon, Gébé, Alain Resnais et Jean Rouch.

19 heures, bibliothèque de l'Ecole VIALA. Avenue Stalingrad,
Saint-Pierre des Corps

 
  Alors, à bientôt, ce n'est pas le moment de laisser tomber la résistance, le travail de la théorie à la lumière d'un marxisme libre et vivant...

Le Cercle Jacques Decour a pour objet de contribuer au mouvement de transformation de la société en vue de libérer l'humanité de toutes les formes d'exploitation et d'aliénation; il soutient en particulier la Déclaration Universelle de Droits Humains.

Nos moyens d'action sont la recherche et l'étude, les conférences et les débats, l'éducation populaire, la publication de travaux théoriques, ainsi que la participation aux initiatives des associations ou groupements dont les objectifs sont en rapport avec les nôtres.

Il s'agit surtout de réfléchir autour (à partir) du marxisme sans oeillères, en liberté.

Nous sommes nombreux à reconnaître dans notre activité professionnelle ou militante que le marxisme, comme théorie, enrichi de l'apport de bien d'autres philosophes, chercheurs, femmes ou hommes politiques  peut enrichir notre compréhension du monde. Il en est l'un des outils importants. Il permet aussi de réfléchir sur les perspectives de transformation de la société.

Nous savons quelles conséquences ont eu les distorsions qu'il a subies au cours de l'histoire, c'est pourquoi nous faisons passer avant tout l'expression démocratique de toutes les idées.

Nous savons aussi que la société du XXI° siècle n'est pas celle que Marx a analysé il y a plus de 150 ans. Mais nous pensons que travailler à partir des hypothèses et des méthodes proposées par Marx et Engels, s'interroger sur les heurs et les malheurs des expériences qui ont suivi, définir les objectifs de ce travail, et  donner la priorité aux valeurs sur les moyens employés peut être une contribution à la rénovation des forces de gauche dans lesquelles nous nous reconnaissons.

Jacques Decour en référence

Jacques Decour était son nom d'écrivain, il s'appelait Daniel Decourdemanche, né en 1910. Il fut professeur d'allemand au lycée Descartes à Tours en 1936 et 1937. Il était membre du parti Communiste. Ecrivain, il participa à plusieurs revues, dont Commune. A Tours il a participé à l'Université Populaire créée par la Fédération des oeuvres laïques. Il anima un ciné-club et une maison de la culture. Mobilisé comme simple soldat pendant la seconde guerre mondiale, il était chauffeur du général De Lattre de Tassigny au moment de l'armistice de 1940. Il reprend ses fonctions au Lycée Rollin à paris. De 1940 à 1942 il va se consacrer à l'organisation de la résistance intellectuelle. Il est l'un des fondateurs des Lettres Françaises, de la Pensée Libre, de l'Université libre, du Comité National des écrivains. Arrêté le 17 février 1942 en compagnie de Georges Politzer, jacques Salomon et Danièle Casanova, il est mis au secret à la prison de la santé. Il est fusillé par les allemands au Mont Valérien le 30 mai 1942. Une plaque à son nom perpétue son souvenir au lycée Descartes à Tours. Un collège porte son nom à Saint-Pierre des Corps.

Ce blog est à votre disposition, nous serons très heureux de vous y rencontrer.

Elections du nouveau bureau (2007/2008) :

Il est composé de la manière suivante :

 

  Président :

 

  

 Patrick Bourbon

  

Vice-président :

  

Gilbert Deverines

 

  

Secrétaire :

  

Jean-Louis Bargès

 

 

Secrétaire adjoint :

 

 

 Jacques Ducol

  

Trésorière :

  

Solange Ducol

 

 

  Membres :

 

Françoise Norelle  

 Charlotte Lechat

Philippe Branger

 
Lundi 17 décembre 2007
Se réapproprier de façon critique théories et pratiques historiques
 
1) De la révolution capitaliste à la révolution prolétarienne
La révolution capitaliste, dont la caractéristique essentielleest l’appropriation privée du produit social qui conduit à l’opposition du prolétariat et de la bourgeoisie, peut conduire, dans des conditions différentes propres à chaque pays, au développement de la révolution prolétarienne, point de départ et moment fondamental du mouvement vers la société sans classes ou société communiste. Car pour Marx, le communismen’est « ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel qui dépasse l’état de choses existant. Les conditions de ce mouvement résultent des prémisses actuellement existantes » (IA, 64), mouvement qui nécessairement« bouleverse la base de tous les rapports de production et d’échanges antérieurs »
 
2)-Les leçons d’une révolution prolétarienne et populaire : la Commune de Paris
Pour Marx et Engels, « la Commune de Paris, c’était la dictature du prolétariat ». En recherchant des formes nouvelles par lesquelles pourrait s’exprimer la souveraineté populaire dont la force dominante mais non exclusive repose sur les ouvriers (rôle des organisations les plus diverses, décision d’élire un Conseil Général de la Commune qui, « exécutif et législatif à la fois » (Marx), la Commune de Paris, « être collectif concentrant toutes les forces sociales », est bien la première tentative révolutionnaire pour s’attaquer concrètement au problème de la transformation fondamentale des rapports sociaux de production.
 
3)-Quelques remarques à propos de conceptions anciennes
Peut-on de nos jours, comme c’était rappelé dans le « marxisme-léninisme » officiel en URSS, encore faire de la question du pouvoir la question essentielle de toute révolution ? Peut-on accepter que le rôle de l’homme nouveau dans la nouvelle société se réduise à « comprendre la politique du parti et du gouvernement et à savoir la mettre en pratique », et que la nécessaire révolution culturelle se fasse « d’en haut, sur l’initiative et sous la direction du Parti communiste et du pouvoir, avec le concours actif de millions d’ouvriers, de paysans kolkhoziens et d’intellectuels » ? Même si le PCF avec Waldeck Rochet  en 1967 (Qu’est-ce qu’un révolutionnaire dans la France de notre temps ?) a proposé certaines nouveautés, notamment l’idée d’une « lutte pour la démocratie jusqu’au bout, c’est à dire [d’une] lutte pour la transformation socialiste de la société » (32), il reste prisonnier d’une théorie fondée sur la centralité de la classe ouvrière et du mouvement ouvrier, ce qui aujourd’hui pose problème.
par Jacques Ducol publié dans : philosophie et politique
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Lundi 17 décembre 2007
Introduction
 
A l’époque de la globalisation capitaliste, et à la suite de l’échec de la plupart des tentatives de « construction du socialisme », ne faut-il pas renouveler notre conception de la révolution ? Ne faut-il pas procéder à une « réforme de la révolution », c’est à dire, pour reprendre les termes de Lucien Sève, penser le nécessaire mouvement de désaliénation de l’humanité comme « évolution révolutionnaire » ?
 
I / Anatomie du terme
 
1) L’étymologie ( revolutio, revolvere, retour, révolution, revenir, rouler en arrière) qui renvoie au domaine de l’astronomie ne se retrouve plus dans l’acception courante du terme
2) Les différentes définitions proposées dans les dictionnaires les plus courants évoquent l’idée de changements importants dans l’ordre économique, social, moral d’une société, de renversement d’un régime politique qui amène de profondes transformations dans les institutions d’une nation (cf. 1789), de bouleversement brusque et généralement violent en vue de reconstruire la société sur des principes nouveaux (politique, économique, moral, religieux …) opposés à ceux du régime renversé, de substituer un ordre nouveau à un ordre ancien
3) Cependant, jamais la révolution n’est pensée en termes de lutte de classes 
 
II / La révolution comme dialectique de la rupture et du processus
 
1) Un héritage de la philosophie politique des Lumières : la dialectique Evolution / Révolution
Si l’idée de germes qui mûrissent progressivement se trouve déjà dans l’Esprit des Lois de Montesquieu (« Il faut quelque fois bien des siècles pour préparer les changements ; les événements mûrissent et voilà les révolutions », Livre XXVIII, chapitre.39), ce sont surtout Hegel - d’un point de vue philosophique (« Du reste il n’est pas difficile de voir que notre temps est un temps de gestation et de transition à une nouvelle période … l’esprit qui se forme mûrit lentement et silencieusement jusqu’à sa nouvelle figure, désintègre fragment par fragment l’édifice de son monde précédent … Cet émiettement continu qui n’altérait pas la physionomie du tout est brusquement interrompu par le lever du soleil qui, dans un éclair, dessine en une fois la forme du nouveau monde », Phénoménologie de l’Esprit, Préface, tome I, p.12°) - et Tocqueville - d’un point de vue historique («  La France n’a point déposé autour d’elle les germes de la révolution, elle y a développé ceux qui y étaient déjà ; elle n’a point été le dieu qui crée, mais le rayon de soleil qui fait éclore », L’Ancien régime et la Révolution, p 45) - qui vont essayer de penser le mouvement révolutionnaire à partir de la dialectique de l’évolution et de la révolution, de la quantité et de la qualité.
 
2) Dépassement critique de cet héritage
1-Mais c’est dans la Préface à la Contribution à la critique de l’Economie politique que Marx propose un dépassement critique de ces conceptions : « A un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants. De formes de développement des forces productives qu’ils étaient, ces rapports en deviennent des entraves. Alors s’ouvre une période de révolution sociale… ». C’est dire que toute révolution doit être pensée par rapport à la lutte des classes puisque « toute lutte révolutionnaire est dirigée contre une classe qui a dominé jusqu’alors » (Idéologie allemande)
2-Cependant, cela suppose une certaine conscience politique, déjà aperçue par Tocqueville (« La …la première elle a vu clairement ce qu’elle voulait faire… »), mais véritablement théorisée par Marx pour qui est nécessaire « la formation d’une masse révolutionnaire qui fasse la révolution non seulement contre les conditions particulières de la société passée, mais contre la « production de la vie » antérieure à elle-même » (IA, 70)
 
3) Pourquoi ces « périodes de révolution sociale » qui s’ouvrent ont-elles des rythmes différents ?
1-L’analyse comparative du développement de l’Angleterre et de la France montre, selon Engels (Anti-Dühring), que ce sont les conditions historiques particulières expliquent les formes différentes que prend la révolution : « Tandis qu’en France l’ouragan de la révolution balayait le pays, un bouleversement plus silencieux mais non moins puissant s’accomplissait en Angleterre… » (p.300). Il y a un temps de la révolution qui peut être plus ou moins long selon les circonstances : la révolution n’estpas « quelque chose qui peut se faire du jour au lendemain » (Engels), ce que Lénine approfondira en parlant de « bonds qualitatifs » qui peuvent s’étendre « à des périodes de dix ans et parfois plus ». Ce que déjà Tocqueville avait commencé à penser à propos de la Révolution française, révolution totale puisque son objet a été « d’abolir la forme ancienne de la société » ;
 
par Jacques Ducol publié dans : philosophie et politique
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Samedi 17 novembre 2007

Débat sur la Révolution d'octobre

Ce qui est venu dans le débat après l'exposé sur la Révolution d'octobre 1917 en Russie :

  • Il y a eu rapidement interdiction des partis, l'interdiction des fractions etc. Au fond, il s'agissait déjà de l'interdiction de penser autrement ! Surtout quand on pense qu'il s'agissait de l'interdiction de partis soviétiques, qui avaient participé à la révolution.
  • "le parti doit diriger en lieu et place du prolétariat". C'est à dire qu'une minorité au pouvoir pourra décider à la place du peuple, à la place de tous ?
  • En se séparant ainsi de la base sociale, la bureaucratie deviendra le seul élément de gouvernement.
  • La question que nous nous posons : le ver du stalinisme, de la dégénérescence de la révolution était-il dans le fruit dès le début ?
  • La Tcheka était-elle autre chose qu'un pur outil de répression ? "L'une des plus graves erreurs des bolcheviks" diront certains.
  • Que devient au cours de la révolution, après la NEP, le prolétariat révolutionnaire ?

Il serait trop long de citer toutes les interventions, mais peut-être peut on évoquer, pour résumer quelques unes d'entre elles, des citations de militants réflechissant sur le processus révolutionnaire?

"Les bolcheviks ont, de même, posé immédiatement comme but à cette prise du pouvoir le programme révolutionnaire le plus avancé : non pas défense de la démocratie bourgeoise, mais dictature du prolétariat en vue de la réalisation du socialisme. Ils ont ainsi acquis devant l’histoire le mérite impérissable d’avoir proclamé pour la première fois le but final du socialisme comme un programme immédiat de la politique pratique.

 

 

Tout ce qu’un parti peut apporter, en un moment historique, en fait de courage, d’énergie, de compréhension révolutionnaire et de conséquence, les Lénine, Trotsky et leurs camarades l’ont réalisé pleinement. L’honneur et la capacité d’action révolutionnaire, qui ont fait à tel point défaut à la social-démocratie, c’est chez eux qu’on les a trouvés. En ce sens, leur insurrection d’Octobre n’a pas sauvé seulement la révolution russe, mais aussi l’honneur du socialisme international."  (Qui avait soutenu la guerre mondiale, entre autre).

Ecrit Rosa Luxemburg (1918)

Mais elle expose aussi un point de vue théorique critique qui alimente même aujourd'hui les débats sur la transformation sociale:

Dans sa brochure de 1918 sur la Révolution russe, elle s’exprime sur la révolution et la démocratie. En voilà de courts extraits :
"La réalisation du socialisme par une minorité est inconditionnellement exclue, puisque l’idée du socialisme exclut justement la domination d’une minorité...
"L’action constamment vivace de l’opinion et de la maturité politique des masses devrait donc, juste en période de révolution, déclarer forfait devant le schéma rigide des enseignes de partis et des listes électorales ? Tout au contraire ! C’est justement la révolution qui, par son effervescence ardente, crée cette atmosphère politique vibrante, réceptive, qui permet aux vagues de l’opinion publique, au pouls de la vie populaire d’agir instantanément, miraculeusement sur les institutions représentatives...  
Cette action constamment vivace de l’opinion et de la maturité politique des masses devrait donc, juste en période de révolution, déclarer forfait devant le schéma rigide des enseignes de partis et des listes électorales ? Tout au contraire ! C’est justement la révolution qui, par son effervescence ardente, crée cette atmosphère politique vibrante, réceptive, qui permet aux vagues de l’opinion publique, au pouls de la vie populaire d’agir instantanément, miraculeusement sur les institutions représentatives...
Certes, toute institution démocratique, comme toute institution humaine, a ses limites et ses lacunes. Mais le remède qu’ont trouvé Lénine et Trotski — supprimer carrément la démocratie — est pire que le mal qu’il est censé guérir : il obstrue la source vivante d’où auraient pu jaillir les correctifs aux imperfections congénitales des institutions sociales, la vie politique active, énergique, sans entraves de la grande majorité des masses populaires. »...
"La société nouvelle doit s’inventer sans mode d’emploi, dans l’expérience pratique de millions d’hommes et de femmes. Le programme du parti n’offre à ce propos que « de grands panneaux indiquant la direction », et encore ces indications n’ont-elles qu’un caractère indicatif, de balisage et de mise en garde, plutôt qu’un caractère prescriptif. Le socialisme ne saurait être octroyé d’en haut. Certes, « il présuppose une série de mesures coercitives contre la propriété,etc. », mais, si « l’on peut décréter l’aspect négatif, la destruction », il n’en est pas de même de « l’aspect positif, la construction : terre neuve, mille problèmes. » Pour résoudre ces problèmes, la liberté la plus large, l’activité la plus large, de la plus large part de la population est nécessaire. Or, la liberté, « c’est toujours au moins la liberté de celui que pense autrement ». Ce n’est pas elle, mais la terreur qui démoralise : « Sans élections générales, sans une liberté de presse et de réunion illimitée, sans une lutte d’opinion libre, la vie s’étiole dans toutes les institutions publiques, végète, et la bureaucratie demeure le seul élément actif. »
En fait, Rosa Luxemburg expose pratiquement tous les doutes, toutes les mises en question qui ont été exprimés lors du débat.
D'autres révolutionnaires, dès les début de la révolution, ont exprimé les mêmes doutes. Ainsi, P. Monatte, correcteur d'imprimerie ; militant syndicaliste révolutionnaire, fondateur en 1909 de la Vie ouvrière et en 1925 de la Révolution prolétarienne:
"Si nous ne pouvons pas détacher notre esprit de la Russie , c’est qu’elle a été le premier grand essai de révolution socialiste. Un essai qui a malheureusement échoué. Mais pourquoi a t-il échoué ? Par quelles erreurs ? En raison de quelles conditions ? Comment devrons-nous nous y prendre pour réussir là où les Russes ont échoué ?"
Laissons la conclusion très provisoire de ce débat à Mansoor Hekmat, qui a fondé le Parti communiste-ouvrier d’Iran, qui considèrait qu’il n’a jamais existé de pays socialistes, l’URSS et la Chine n’ayant pas aboli le salariat et l’exploitation: "Avec la révolution d’octobre 1917, le mouvement communiste ouvrier, mené par les Bolcheviks, est parvenu à briser le pouvoir d’état de la classe dominante, mettre en place le pouvoir ouvrier et même à battre les efforts militaires de la réaction vaincue pour restaurer son pouvoir perdu. Mais en dépit de cette victoire politique, la classe ouvrière russe a finalement échoué à transformer les rapports de production, c’est-à-dire à abolir le travail salarié et à transformer les moyens de production en propriété commune."
par Cercle Jacques Decour publié dans : Histoire et Politique
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Samedi 17 novembre 2007

REVOLUTION D'OCTOBRE 1917 EN RUSSIE

L'exposé de Philippe Branger sur la révolution d'octobre a permis de mettre en évidence l'importance de ces "Dix jours qui ébranlèrent le monde". En effet, pendant 70 ans, la révolution Russe, qui a donné naissance à l'Union Soviétique, a été la référence de bien des mouvements politiques, socialistes, communistes, anarchistes... Soit comme exemple, soit comme repoussoir pour toute action politique en quête de transformation sociale.

Il a exposé l'ensemble du déroulement de la Révolution d'octobre, de février 1917 à la "Nouvelle Politique Economique" en 1921, et la mort de Lénine, en 1924.

La Révolution d'Octobre ne peut s'apréhender qu'en prenant en compte la guerre de 1914, horriblement meurtrière, et provoquant misère, malnutrition, mortalité infantile, marasme économique etc. Le conflit mondial est le catalyseur de tous les maux, de la crise agraire, de la profonde détresse de la vie quotidienne. Cette situation provoque des grèves, des insurrection, et, pour résoudre les problèmes de la vie quotidienne, la formation de conseils d'ouvriers, de soldats, de quartiers, qui détiennent une grande partie des pouvoirs. Une véritable démocratie de classe s'installe, parallèlement au gouvernement provisoire de kerenski, qui ne maîtrise plus rien.

Lénine arrive à Pétrograd en avril. Il publie ses thèses d'avril, pour la révolution permanente. Il demande "tout le pouvoir aux soviets" (les conseils). Avec le Parti Bolchevik, il prend la direction du processus révolutionnaire. Le bolchevisme devient la référence de toute l'action révolutionnaire.

Dans la nuit du 24 au 25 octobre (dans l'ancien calendrier tsariste, ce qui correspond à la nuit du 6 au 7 novembre). Un Comité militaire révolutionnaire dirigé par Trotski et composé d’ouvriers armés, de soldats et de marins est créé et prépare l'insurrection destinée à remettre le pouvoir au congrès pan-russe des soviets. En quelques heures, le Comité Révolutionnaire prend le pouvoir. Il est formé de plusieurs partis politiques : essentiellement, des bolchviks et des Socialistes Révolutionnaires de gauche.

Rapidement, le congrès des soviets demande quelles seraient les conditions d'une paix immédiate. Un gouvernement provisoire est formé, qui ne sera composé que de Bolchviks. Les autres partis refusent d'y participer. Mais il n'y a pas eu de coup d'Etat. Les Bolcheviks sont bien le premier parti soviétique. Ils ont une influence prépondérante et, dans le grand bouillonnement révolutionnaire, ils deviennent pour les masses un élément constitutif de leur propre activité. La grande majorité du peuple le suit.

Dès le mois de novembre, l'assemblée constituante est formée.

Les Bolcheviks sont minoritaires avec 175 élus sur 707 députés. Les campagnes ont préféré voter pour les socialistes révolutionnaires. La dissolution de la Constituante par les gardes rouges suit immédiatement sa première réunion, le 19 janvier 1918. Vingt des manifestants protestant contre la décision sont tués : Maxime Gorki saluera en eux, à leurs obsèques, les martyrs d’une expérience démocratique de quelques heures à peine, attendue pendant cent ans. Le marxiste Charles Rappoport écrit à l’époque : « Lénine a agi comme le tsar. En chassant la Constituante , Lénine crée un vide horrible autour de lui. Il provoque une terrible guerre civile sans issue et prépare des lendemains terribles. » ( La Vérité , 26 janvier 1918)

La "paix" sera chèrement payée :

Un armistice est signé le 15 décembre, et des pourparlers de paix commencent le 22 décembre, la délégation russe étant conduite par Trotski. Les exigences allemandes sont énormes : la Pologne , la Lituanie , et la Russie Blanche doivent rester sous occupation allemande. Un débat fait rage entre les bolcheviks au sein du parti bolchevik où trois positions s'affrontent. Certains, comme Boukharine défendent la nécessité d'une guerre révolutionnaire, Lénine pense qu'il faut céder le couteau sous la gorge, et Trotski qui l'emporte par 9 voix contre 7, propose de refuser de signer une paix d'annexion mais déclarer la fin de la guerre.

 En réaction l'armée allemande lance une offensive le 17 janvier, qui avance rapidement en Ukraine. La position de Lénine pour la signature immédiate de la paix l'emporte alors le 18 janvier dans le parti, mais les conditions exigées par les Allemands se sont encore aggravées. Le 3 mars 1918, les bolcheviks signent le traité de Brest-Litovsk qui ampute la Russie de 26% de sa population, 27% de sa surface cultivée, 75% de sa production d'acier et de fer. La situation économique de la jeune république soviétique, déjà ravagée par une guerre meurtrière de 4 ans semble désespérée.

La création de la Tcheka  :

Le 20 décembre 1917, la « Commission extraordinaire de lutte contre le sabotage et la contre-révolution » (en russe Vétcheka), plus communément appelée Tcheka est fondée. Selon Pierre Broué, la Tcheka , créée en décembre 1917 commence vraiment à frapper à partir de mars au moment de l’offensive allemande. Mais c’est au cours de l’été 1918 que les choses changent brutalement, avec l’insurrection des SR de gauche de Moscou et une série d’attentats contre les dirigeants bolcheviks, Lénine grièvement blessé par Fanny Kaplan elle-même sommairement exécutée peu après.

 

 

  Déclarant s’inspirer de l’exemple des Jacobins  de la Révolution française, les dirigeants bolcheviks déclarent opposer à la « terreur blanche » la « terreur rouge ». Selon la Tchéka elle-même, il y a 22 exécutions dans les six premiers mois de 1918, 6 000 pour les six derniers. Bien que ces chiffres soient probablement largement sous-estimés, ils montent l'intensification de la répression à partir du début de la guerre civile. Selon l’historien Chamberlain (cité par Broué), la terreur rouge pourrait avoir fait environ 50 000 victimes.

 Victor Serge fait remarquer que l’ensemble de la terreur rouge a fait bien moins de victimes que certaines journées de la bataille de Verdun. Il estime néanmoins que la création de la Tcheka et ses procédures secrètes est la plus grave erreur du pouvoir bolchevique. Il note toutefois que la jeune république vivait sous des « périls mortels » et que l’initiative de la terreur blanche a précédé celle de la terreur rouge.

La guerre civile :

Le grand Quartier Général (la « stravka ») de l’armée Russe annonce le 31 octobre sa volonté de marcher sur Petrograd « afin d’y rétablir l’ordre ». Rejoint par les chefs du parti SR, il propose la création d’un « gouvernement de l’ordre ». Cependant, la masse des soldats passe peu à peu aux bolcheviks, arrêtant les officiers. Le 9 novembre, Lénine appelle les soldats à s’opposer à la tentative contre-révolutionnaire des officiers, à élire des représentant et engager directement des négociations d’armistice. Le 18 novembre, l’état-major doit fuir dans le sud, le généralissime Doukhonine étant massacré par ses propres soldats.

Dans les semaines qui suivent, des milliers d’officiers et de junkers rejoignent la région du Don. Une armée blanche de 3 à 4000 hommes est montée par le général tsariste Alekseev. Cette armée réprime dans les sang les soulèvements ouvriers à Rostow et Taganrog, les 26 novembre et 2 janvier. Les gardes rouges ouvrières de Moscou et Petrograd convergent vers le sud et mènent une guerre de partisans, qui finissent par chasser Kornilov. Le soulèvement des cosaques de l’Oural se termine par une défaite. Sur le front roumain, l’armée se décompose en détachements blancs, qui rejoindront l’armée blanche de Denikine, et en régiments rouges.

Et il y avait d’autres problèmes qui ne pouvaient trouver leur solution sans l’aide de révolutions à l’ouest. Pour commencer, le monde capitaliste n’acceptera jamais une révolution socialiste en Russie. Et, en fait, tous les pays industriels (y compris notre chère France) ont envahi la Russie révolutionnaire et/ou financé les forces contre-révolutionnaires. Tous les mouvements révolutionnaires ont échoué, réprimés dans un bain de sang. La révolution mondiale attendue ne viendra pas.

 La révolution russe a dû faire front à toutes ces attaques et à son isolement. 

 Il a fallu instaurer le "communisme de guerre". Un durcissement très net du régime dirigé par les bolcheviks . Pour faire face à la disette, à la baisse de la production industrielle, on assiste à une militarisation de l'économie. "Une économie de caserne" est instituée, avec création d'un livret de travail, contre laquelle les syndicats vont protester.

Le 28 février 1921, les marins de la citadelle de Cronstadt se révoltent au nom de la démocratie et du socialisme. Ils sont massacrés par l'Armée rouge de Trotski.

Dans son rapport de mars 1921 au Xe Congrès du PC, Lénine déclare : «Les faits sont là. La Russie est menacée de famine. Tout le système du communisme de guerre est entré en collision avec les intérêts de la paysannerie (...). Nous nous sommes trop avancés dans la nationalisation du commerce et de l'industrie, dans le blocage des échanges locaux. Est-il possible de rétablir dans une certaine mesure la liberté du commerce ? Oui, c'est possible. C'est une question de mesure. Nous pouvons revenir quelque peu sur nos pas sans détruire pour cela la dictature du prolétariat.»

 Le 16 mars 1921, le Xe Congrès du Parti communiste russe adopte le rapport de Lénine.

L'État reste propriétaire de la terre et des moyens de production, il garde le contrôle des banques, des transports et du commerce extérieur ; il regroupe les grandes industries nationalisées au sein de trusts d'État systématiquement favorisés par les investissements publics.

 

 

 

 

 

 

A côté de ce secteur étatique, la NEP autorise l'ouverture d'un secteur privé en rétablissant la liberté du commerce intérieur. Les paysans sont les premiers bénéficiaires de la réforme. La fin des réquisitions et le remplacement des impôts forcés par un impôt unique en nature, fixé chaque année, les encouragent à écouler leurs surplus.

En outre, un code agraire édicté l'année suivante, en 1922, permet aux communes rurales de redistribuer les terres et d'en déterminer le mode d'exploitation (location, fermage, métayage) en vue d'un rendement optimal.

Toujours dans le dessein d'améliorer les conditions de vie de la population, l'industrie lourde cède le pas à l'industrie légère. Le 7 juillet 1921, les entreprises de moins de vingt ouvriers sont dénationalisées.

Les révolutionnaires font même appel aux capitalistes en instaurant le 13 mars 1922 des sociétés mixtes au capital fourni pour moitié par l'État et pour moitié par des groupes occidentaux (beaucoup d'Américains y répondent favorablement).

Un peu plus tard, le secteur public lui-même renonce à l'égalité des salaires dans les grandes usines et restaure une hiérarchie fondée sur la compétence.

En restaurant partiellement l'économie de marché, la NEP va sauver le pouvoir léniniste. Sa réussite sera spectaculaire. Paysans, commerçants et petits entrepreneurs reprennent goût au travail et aux échanges. Le chômage est résorbé. Qui plus est, les communistes russes gagnent la confiance des capitalistes américains. Capitaux et techniciens occidentaux s'investissent dans la «patrie du communisme réel» pour reconstruire les infrastructures.

Dès 1926, la production industrielle dépasse de 8% le niveau d'avant guerre. La production agricole rattrape à son tour ce niveau en 1928 !

Maintenant, alors que rien ne semble rester de la Révolution d’octobre (l’avenir montrera si c’est une illusion), on peut au moins dire : « Acculés au mur, ils ont osé ». Ils se sont lancés dans une contre-offensive audacieuse qui avait au moins une chance d’être victorieuse, au lieu de se replier dans une tactique défensive impuissante. Aujourd’hui, lorsque la survie même de l’humanité est en jeu, il y a peut-être quelque chose à apprendre à cette Révolution.

Le débat qui a suivi l'exposé a montré combien étaient cruciales les questions posées à partir de cet évènement majeur de l'histoire mondiale, et surtout en fonction de son devenir. Que faire, que penser, alors que l'échec de toutes les tentatives de construire une société socialiste, ou communiste ont échoué, se sont évanouïe dans l'histoire, ou se sont transformées en sociétés sclérosées, en systèmes de type capitaliste sauvage ? 

 

Le néocapitalisme impose une société fondée sur des inégalités toujours plus grandes, sur le mépris des salariés, sur l'absence de liberté réelle. Comment entreprendre son dépassement, son renversement, comment bâtir une société différente, en évitant les errements qui ont entrainé les pays du "socialisme réel" à leur propre liquidation.

 

 

 

 

par Philippe Branger publié dans : Histoire et Politique
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Dimanche 28 octobre 2007

Nous avons eu autour du CHE une soirée de débats qui a montré que, au-delà de l'icône surmédiatisée et marchandisée,  il représentait un véritable courant révolutionnaire, il développait une pensée d'avant-garde dont toute la signification n'a pas encore été analysée ni assumée. Afin de contribuer au débat, nous proposons une série de ses citations que nous pensons significatives, pour éclairer aussi la théorie et la pratique aujourd'hui.

Frases y citas prononciadas por Ernesto Che Guevara :

Che Guevara est l’être humain le plus complet de notre époque
 
"El revolucionario verdadero está guiado por grandes sentimientos de amor".
 
Le révolutionnaire véritable est guidé par de grands sentiments d’amour.
 
…todos los días hay que luchar por que ese amor a la humanidad viviente se transforme en hechos concretos, en actos que sirvan de ejemplo, de movilización.
 
Tous les jours il faut lutter pour que cet amour vivant de l’humanité se transforme en faits concrets, en actes qui servent d’exemple et de motivation.
No se trata de cuántos kilogramos de carne se come o de cuántas veces por año pueda ir alguien a pasearse por la playa, ni de cuántas bellezas que vienen del exterior puedan comprarse con los salarios actuales. Se trata, precisamente, de que el individuo se sienta más pleno, con mucha más riqueza interior y con mucha más responsabilidad.
 
Il ne s’agit pas de savoir combien de kilogrammes de viande on mange ou combien de fois par an on peut partir se promener à la plage, ni combien de belles choses qui viennent d’ailleurs on peut acheter avec les salaires actuels. Il s’agit précisément de faire en sorte que l’individu se sente plus accompli, avec beaucoup plus de richesses intérieure et avec beaucoup plus de responsabilité.
 
Por que el socialismo…no se ha hecho simplemente para tener hermosas fábricas, sino se ha hecho para el hombre integral.
 
Car le socialisme ne s’est pas construit simplement pour avoir de belles entreprises, il se construit pour l’avènement de l’homme intégral
El hombre debe transformarse al mismo tiempo que la producción progresa; no realizaríamos una tarea adecuada si fuéramos tan sólo productores de artículos, de materias primas y no fuéramos al mismo tiempo productores de hombres.
 
L’homme doit se transformer en même temps que la production progresse ; nous n’effectuerons pas un travail adéquat si nous ne sommes que des producteurs d’articles, de matières premières, et si nous ne sommes pas en même temps producteurs d’hommes.
 
El socialismo económico sin la moral comunista no me interesa. Luchamos contra la miseria pero al mismo tiempo luchamos contra la alienación…
- Entrevista, julio de 1963.
 
Le socialisme économique, sans la morale communiste, ne m’intéresse pas. Nous luttons contre la misère mais en même temps nous luttons contre l’aliénation (Interview de juillet 1963).
 
"Muchas veces debemos cambiar todos nuestros conceptos, no solamente los conceptos generales, los conceptos sociales y filosóficos, sino también, a veces, los conceptos médicos, y veremos que no siempre las enfermedades, se tratan como se trata una enfermedad en un hospital, en una gran ciudad; veremos entonces, cómo el médico tiene que ser también agricultor,… un poco pedagogo … cómo tendremos que ser políticos también; como lo primero que tendremos que hacer no es ir a brindar nuestra sabiduría, sino ir a demostrar que vamos a aprender con el pueblo".
Très souvent, nous devons changer tous nos concepts, pas seulement les concepts généraux, les concepts sociaux et philosophiques, mais aussi, parfois, les concepts médicaux, et nous verrons que non seulement les maladies doivent se traiter comme se traitent la maladie dans un hôpital, dans une grande ville ; nous verrons aussi que le médecin doit être aussi un agriculteur, ….un peu pédagogue… Et cele doit être pareil pour les politiques ; ce que nous devrons faire en tout premier lieu, ce n’est pas de brandir notre science, c’est de prouver que nous voulons apprendre, avec le peuple.
 
Lo que nosotros tenemos que practicar hoy, es la solidaridad. No debemos acercarnos al pueblo a decir: "Aquí estamos. Venimos a darte la caridad de nuestra presencia, a enseñarte con nuestra presencia, a enseñarte con nuestra ciencia, a demostrarte tus errores, tu incultura, tu falta de conocimientos elementales". Debemos ir con afán investigativo, y con espíritu humilde, a aprender en la gran fuente de sabiduría que es el pueblo".
- Discurso, agosto de 1960.
 
Ce que nous avons à pratiquer aujourd’hui, c’est la solidarité. Nous n’avons pas à nous approcher du peuple et à dire : nous voilà ! Nous venons te faire la charité de notre présence, t’enseigner par notre seule présence, t’inculquer notre science, te montrer que tu te trompes, que tu es inculte, qu’il te manque les connaissances élémentaires. Nous devons y aller avec un désir d’investigation, un esprit humble, pour apprendre à cette grande source de savoir qu’est le peuple. (Discours d’Août 1960).
 
"El capitalismo es el genocida más respetado del mundo"
Le capitalisme est le génocide le plus respecté du monde.
El individualismo en cuanto tal, como acción aislada de una persona en el ambiente social, debe desaparecer de Cuba. El individualismo debe ser, mañana, la realización completa de las capacidades de todo un individuo en beneficio absoluto de una colectividad. Uno de los objetivos fundamentales del marxismo es eliminar el interés, el factor "interés individual" y el lucro desde las motivaciones psicológicas.
L’individualisme en tant que tel, comme l’action isolée d’une personne dans le milieu social, doit disparaître de Cuba. L’individualisme doit être, demain, la réalisation complète des capacités de tout individu au bénéfice absolu de la collectivité. L’un des objectifs fondamentaux du marxisme est d’éliminer l’intérêt, le facteur « intérêt individuel » et le lucre de toute motivation psychologique.
 
 
"…Déjenme decirles, a riesgo de parecer ridículo, que el revolucionario verdadero está guiado por grandes sentimientos de amor…
 
Laissez-moi vous dire, au risque de paraître ridicule, que le véritable révolutionnaire est guidé par de grands sentiments d’amour.
 
"…Hay que tener una gran dosis de humanidad, una gran dosis de sentido de la justicia y de la verdad, para no caer en extremos dogmáticos, en escolasticismos fríos, en aislamiento de las masas…"
 
Il faut avoir une grande dose d’humanité, une grande dose de sens de la justice et de la vérité, pour ne pas tomber dans des extrémités dogmatiques, dans des scolastiques frileuses, en s’isolant des masses…
 
"…La moderación es otra de las palabras que les gusta usar a los agentes de la colonia.
Son moderados todos los que tienen miedo o todos los que piensan traicionar de alguna forma.
El pueblo no es de ninguna manera moderado."
- Mensaje a las juventudes, 28 de julio de 1960.
La modération est un autre de ces mots dont se gargarisent les agents de la colonisation.
Les modérés sont tous ceux qui ont peur, ou qui ont l’intention de trahir d’une manière ou d’une autre.
Le peuple n’est modéré en aucune façon.
Message à la jeunesse, 28 juillet 1960.
…nuestros ojos libres hoy son capaces de ver lo que ayer nuestra condición de esclavos coloniales nos impedía observar: que la "civilización occidental" esconde bajo su vistosa fachada un cuadro de hienas y chacales.
- Discurso en la ONU, 1964
 
Nos yeux, libres aujourd’hui, sont capables de voir ce que, hier, notre condition d’esclaves coloniaux nous empêchait d’observer : la « civilisation occidentale » cache sous sa voyante façade une meute de hyènes et de chacals. Discous à l’ONU, 1964.