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  • : Politique
  • : Le cercle Jacques Decour est une association Tourangelle dans laquelle des citoyennes et des citoyens, marxistes et non marxistes s’interrogent, débattent et agissent, en vue de rendre la société plus juste et plus respectueuse des valeurs humaines.
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  • : 06/12/2006

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RESISTANCE !

Le Cercle Jacques-Decour vous propose son programme pour la saison 2007/2008. A n'en pas douter, les luttes à mener seront sévères ! Et particulièrement dans les domaines de la culture, de la communication...

Programme des mois d'avril, mai, juin 2008
ATTENTION ! CHANGEMENT DE DATE POUR LE DEBAT "LES CATHOLIQUES ET LE MOUVEMENT OUVRIER

 

Avril mardi 01

 

 

 

Complexité de la résistance - L'exemple de Georges Guingouin

 

Gilbert Deverines.

 

20 H30 St Pierre des Corps salle des associations.

 

Mai mardi 06

 

 

Langage et pouvoir

 

Jacques Ducol

 

20 H 30 St Pierre des Corps salle des associations.

 

Mai mardi 27

 

 

Les catholiques et le mouvement ouvrier

 

Philippe Branger

 

20 H 30St Pierre des Corps salle des associations.

 

Juin mardi 3

 

 

 

Le sport dans tous ses états - Jeux Olympiques pouvoir, argent, etc.  (JO du 8 au 24 Août)

 

Pierre carreau

 

20 H 30 St Pierre des Corps salle des associations.

 

Juin vendredi 27

  Soirée festive...

Notre mai 1968

  L'an 01,
un film français de 1973, réalisé par Jacques Doillon, Gébé, Alain Resnais et Jean Rouch.

19 heures, bibliothèque de l'Ecole VIALA. Avenue Stalingrad,
Saint-Pierre des Corps

 
  Alors, à bientôt, ce n'est pas le moment de laisser tomber la résistance, le travail de la théorie à la lumière d'un marxisme libre et vivant...

Le Cercle Jacques Decour a pour objet de contribuer au mouvement de transformation de la société en vue de libérer l'humanité de toutes les formes d'exploitation et d'aliénation; il soutient en particulier la Déclaration Universelle de Droits Humains.

Nos moyens d'action sont la recherche et l'étude, les conférences et les débats, l'éducation populaire, la publication de travaux théoriques, ainsi que la participation aux initiatives des associations ou groupements dont les objectifs sont en rapport avec les nôtres.

Il s'agit surtout de réfléchir autour (à partir) du marxisme sans oeillères, en liberté.

Nous sommes nombreux à reconnaître dans notre activité professionnelle ou militante que le marxisme, comme théorie, enrichi de l'apport de bien d'autres philosophes, chercheurs, femmes ou hommes politiques  peut enrichir notre compréhension du monde. Il en est l'un des outils importants. Il permet aussi de réfléchir sur les perspectives de transformation de la société.

Nous savons quelles conséquences ont eu les distorsions qu'il a subies au cours de l'histoire, c'est pourquoi nous faisons passer avant tout l'expression démocratique de toutes les idées.

Nous savons aussi que la société du XXI° siècle n'est pas celle que Marx a analysé il y a plus de 150 ans. Mais nous pensons que travailler à partir des hypothèses et des méthodes proposées par Marx et Engels, s'interroger sur les heurs et les malheurs des expériences qui ont suivi, définir les objectifs de ce travail, et  donner la priorité aux valeurs sur les moyens employés peut être une contribution à la rénovation des forces de gauche dans lesquelles nous nous reconnaissons.

Jacques Decour en référence

Jacques Decour était son nom d'écrivain, il s'appelait Daniel Decourdemanche, né en 1910. Il fut professeur d'allemand au lycée Descartes à Tours en 1936 et 1937. Il était membre du parti Communiste. Ecrivain, il participa à plusieurs revues, dont Commune. A Tours il a participé à l'Université Populaire créée par la Fédération des oeuvres laïques. Il anima un ciné-club et une maison de la culture. Mobilisé comme simple soldat pendant la seconde guerre mondiale, il était chauffeur du général De Lattre de Tassigny au moment de l'armistice de 1940. Il reprend ses fonctions au Lycée Rollin à paris. De 1940 à 1942 il va se consacrer à l'organisation de la résistance intellectuelle. Il est l'un des fondateurs des Lettres Françaises, de la Pensée Libre, de l'Université libre, du Comité National des écrivains. Arrêté le 17 février 1942 en compagnie de Georges Politzer, jacques Salomon et Danièle Casanova, il est mis au secret à la prison de la santé. Il est fusillé par les allemands au Mont Valérien le 30 mai 1942. Une plaque à son nom perpétue son souvenir au lycée Descartes à Tours. Un collège porte son nom à Saint-Pierre des Corps.

Ce blog est à votre disposition, nous serons très heureux de vous y rencontrer.

Elections du nouveau bureau (2007/2008) :

Il est composé de la manière suivante :

 

  Président :

 

  

 Patrick Bourbon

  

Vice-président :

  

Gilbert Deverines

 

  

Secrétaire :

  

Jean-Louis Bargès

 

 

Secrétaire adjoint :

 

 

 Jacques Ducol

  

Trésorière :

  

Solange Ducol

 

 

  Membres :

 

Françoise Norelle  

 Charlotte Lechat

Philippe Branger

 
Lundi 17 décembre 2007
Le XXè siècle siècle des révolutions
 
 
Sur tous les continents, dans un nombre de pays jamais atteint auparavant ; même si les changements dans ces pays ne correspondent pas à ce que nous attendons en France d’un changement révolutionnaire                                                                                                                                                           
Révolutions de libération des systèmes coloniaux hérités des empires britanniques, français, hollandais, espagnols, portugais et belges qui concernent la quasi-totalité de l’ Afrique, le Moyen-Orient et en Asie notamment deux pays la Chine et l’Inde qui à eux deux représentent 40% de la population mondiale…
 
Révolutions héritées des dominations économico-politiques, essentiellement états-uniennes, en Amérique latine…
 
Révolutions pour l’accession à des états nations en Europe : Sud de l’Irlande, Slovaquie, Tchéquie, Hongrie, Croatie, Bosnie, Serbie, Estonie, Lettonie, Lituanie, demain peut-être Kosovo… Sans oublier la Palestine…
 
Et, bien entendu la Révolution russe de 1917 et la Révolution cubaine, la seule qui existe encore de nos jours…
 
L’idée de révolution a également irrigué maints courants artistiques et littéraires… L’anglo-américaine Isadora Duncan, la plus célèbre danseuse de l’époque, partit en Russie début 1918 pour y fonder une Ecole populaire de danse … En France l’aspiration révolutionnaire anima durant plusieurs décennies le courant surréaliste en littérature, peinture, cinéma et théâtre, architecture, etc. …
par Gilbert Deverines publié dans : philosophie et politique
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Lundi 17 décembre 2007
La Révolution avant, pendant, après…
 
 
La tâche première des Révolutions, a consisté, dans chaque pays, à rompre avec l’état existant, à instaurer un nouvel Etat, pour diriger la construction d’une société nouvelle, différente par rapport à l’avant. Ce chemin est toujours difficile…
 
 La nouvelle société est plus ou moins décidée, soutenue, approuvée ou tolérée par des populations. Elle va devoir prendre en charge des réalités intérieures et extérieures, sociales, politiques et économiques héritées du passé… Il est rare qu’un changement révolutionnaire advienne en période de prospérité. Et que les dépossédés admettent aisément leur dépossession… D’où des contradictions …
 
Exemple 1 : la question de la distribution des terres au Brésil et en Afrique du Sud ou comment faire pour respecter l’engagement envers des sans-terre sans affaiblir la productivité agraire qui génère les exportations permettant de faire face aux obligations assumées du remboursement de la dette au FMI et à la Banque mondiale ?
 
            Exemple 2 : Contradictions entre états, rapport entre nationalisme et internationalisme qui expliquent les différences de position par exemple à propos de l’OMC et la concurrence sur le coût du travail et celui du café (Vietnam, Chine…)
            Exemple 3 : La maîtrise des ressources : différences entre celles du Venezuela et de la Bolivie d’aujourd’hui (le pétrole, les minerais) et le Guatemala des années cinquante (United-fruit).
 
Partout les changements sont contrés : dans certains pays, la révolution sociale n’est pas encore consolidée (Bolivie, Venezuela) ; dans d’autres, en dépit de victoire militaire éclatante, (Vietnam), le capitalisme, y compris dans sa version mondialisée, est réintroduit… Ailleurs le nouvel état-nation est tout aussi dépendant de l’ancienne puissance coloniale et la révolution sociale est encore à faire.
 
La révolution est à la fois rupture et processus… elle n’est pas sans retour…la stabilisation du nouvel état n’est pas de l’ordre de temps de la vie d’un homme ou d’une femme…
 
Cela n’est pas nouveau…
 
Platon, bien avant Marx, avait perçu les difficultés de la transformation sociale et la résistance des puissants dépossédés. Dans le livre VIII de La République il envisage que l’Etat de la Cité rationnelle (la nouvelle société) soit menacé…
 «… les gouvernants auront été négligents dans la sélection et l’éducation des guerriers. Le devenir malheureux, du coup, se réintroduit : l’ordre peu à peu se dégrade, la force de la raison s’amenuise et les mauvaises constitutions politiques – ploutocratie, oligarchie, démocratie, tyrannie – dominent »… « La révolution n’est jamais jouée une fois pour toutes : que serait-elle faite, la lutte continue… les forces antagonistes, provisoirement jugulées, sont toujours présentes…elles ont la capacité constante de réactiver le malheur… »
(Cité par François Châtelet dans Encycloepedia Universalis)
par Gilbert Deverines publié dans : philosophie et politique
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Lundi 17 décembre 2007
Vers la Révolution : retour sur le schéma marxiste …
  
Le processus de maturation révolutionnaire prend racine en amont de l’éventuelle rupture révolutionnaire. Ce processus a été décrit par Marx dans un texte cité par Jacques la semaine dernière : développement de la production, développement de l’accumulation capitaliste, accroissement des moyens de production, développement des forces productives… contradictions s’accentuant entre le caractère collectif des forces productives et des processus de production d’une part et, d’autre part l’appropriation privée du produit de la plus value…
 
De la pensée de Marx il pouvait se déduire que les conditions matérielles de changement de société étant réalisées, le changement révolutionnaire dépendait (ou ne dépendait plus que) de la conscience de sa nécessité… (relation entre les facteurs objectifs et les facteurs subjectifs)…
 
Pour faire venir le moment où, sur la base de l’accumulation des facteurs de crise de la gestion capitaliste présente, le « mouvement contestataire » conjugue actions du mouvement social et élévation du niveau de conscience de la nécessité du changement révolutionnaire…
 
Mais la maturation vers le « saut qualitatif » est contrariée, retardée par les capacités d’adaptation du pouvoir des classes dominantes… L’état, expression de la domination de classe, joue son rôle de protecteur des dominants. Tous les organes de cet état : armée, police, administration, moyens de communication, éducation nationale, parlements et autres organes de manipulations électorales.
 
Fractionnement de la population - Emiettement syndical – Opposition entre les catégories - fascisation rampante…
 
Les institutions supranationales : La Communauté européenne  (la Commission, les Traités) - l’OCDE – Les accords inter-régionaux - la Banque mondiale et le Fonds monétaire – l’OMC et les organes de réglementation des marchés – l’OTAN…
 
Et, bien entendu, l’internationalisation capitaliste de la production… la mise en concurrence du salariat… l’interdépendance des échanges…La fluidité et la dématérialisation du capital…  
 
Serions-nous condamnés à être des Révolutionnaires sans révolution, comme le titre du livre écrit à la fin des années cinquante par un surréaliste repenti ?...
 
Le doute et la démoralisation seraient au rendez-vous…Ils expliquent peut-être les difficultés électorales… et le danger du chacun pour soi…
 
par Gilbert Deverines publié dans : philosophie et politique
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Lundi 17 décembre 2007
Peut-on penser une démarche révolutionnaire ?
  
Face à la domination du capitalisme mondialisé, deux attitudes :
- Accepter comme indépassable cette domination en se satisfaisant d’en négocier, à la marge, des aménagements, de pseudo Grenelle en vague protocole Kyoto ?
 
-           Ou être acteur des transformations visant à abolir le capitalisme en construisant des rapports de forces, donc de conscience ?… prenant en compte l’objectif, les moyens, les étapes…
 
L’objectif : en finir avec la domination de la gestion capitaliste de la société…   avec l’analyse de tous les lieux de contradiction : classe, genre, migrations, priorité des droits des peuples pour une utilisation durable de la planète…
 
Les moyens : le rassemblement des opposants à cette société : analyse de la position actuelle des classes sociales… la multitude – selon Toni Negri (peuple-classe-genre) - et la définition des intérêts communs…Coopération révolutionnaire avec les peuples européens et ceux d’autres parties du monde…
 
Les étapes : * le programme d’urgence… l’entreprise… les services publics…
                           les localités et collectivités… l’anti-Etat…
·         donner un contenu réel aux avancées formelles…le moment      électoral… possibilités et limites des élections…
·         une autre conception de la démocratie qui définit les actions et les étapes…
·         ne jamais oublier l’objectif : l’accession à une société non capitaliste, sans exploiteurs, sans exploités…
 
Etre révolutionnaire, se conduire en toute circonstance, personnellement, collectivement, politiquement, en révolutionnaire… 
 
---o---
 
Trois livres m’ont remis en mémoire une époque que j’ai vécue :
-          « Naissance d’une majorité » dans lequel les journalistes Michel Cardoze et Jean Le Lagadec projettent l’avenir possible d’une majorité à la suite des 49,20% obtenu par François Mitterrand, candidat unique de la gauche à l’élection présidentielle de 1974…
-          « L’avenir du parti communiste français » de Waldeck Rochet qui tire des enseignements du grand mouvement social de 1968 – il ya déjà quarante ans - et affirme la possibilité des voies diverses de passage au socialisme
-          « Changer la vie – programme de gouvernement du parti socialiste », dans lequel, en début 1972, la présentation de François Mitterrand expose notamment les mesures irréversibles à prendre par le nouveau président et les 20 ruptures avec le capitalisme pour amorcer le passage au socialisme, c’était voici 35 ans !
 
J’ai également consulté la brochure écrite par Lénine, publiée sous le titre « La catastrophe et les moyens de la conjurer », dans laquelle il indique la nécessité de passer à l’étape suivante : la révolution prolétarienne, elle fut écrite entre le 10 et le 14 septembre 1917 et publiée fin octobre 1917, il n’y a que 90 ans !
 
 Montlouis-sur-Loire - 22 octobre – 2 décembre 2007
par Cercle Jacques Decour publié dans : philosophie et politique
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Lundi 17 décembre 2007
Quelles perspectives actuelles pour l’action révolutionnaire ?
 
Si reste valable l’idée que « la révolution est impossible sans une crise nationale affectant exploiteurs et exploités », (Lénine, La maladie infantile du communisme), quelle théorie révolutionnaire pour un nouveau mouvement révolutionnaire ?
 
1) Rejet de l’idée de révolution, un aspect de l’idéologie dominante
1-Par la lutte idéologique pour déshistoriciser les rapports sociaux et faire de la réalité du capitalisme le cadre indépassable de l’aventure humaine
2-A travers la conception réformiste de l’antagonisme capital / travail qui ne pourrait être dépassé (le capitalisme comme ultime forme sociale car elle seule a conquis le monde, ralliement à « l’économie de marché »)
3-D’une manière théoriquement plus subtile en opposant de façon abstraite gouvernement et révolution : « Que toutes les révolutions connues dégénèrent, ce n’est pas un hasard ; c’est qu’elles ne peuvent jamais, comme régime institué, être ce qu’elles étaient comme mouvement… Les révolutions sont vraies comme mouvement et fausses comme régimes »
4-En liant révolution et totalitarisme : Arendt (Les origines du totalitarisme), le caractère utopique de toute révolution mène nécessairement au totalitarisme (opposer le caractère démocratique et pacifique de la révolution américaine à l’idéal sanguinaire de la « vertu » de l’Incorruptible) ; voir aussi F.Furet
 
2)-Quelles nouvelles perspectives révolutionnaires ?
1-Nécessaire retour à Gramsci pour repenser le concept et la pratique de la transformation au cœur de la « révolution passive » du capitalisme global :
1-le concept gramscien de révolution passive, ou « révolution sans révolution », peut être appliqué à l’étude de tous ces phénomènes de profondes mutations économiques, sociales, culturelles directes ou gérées par les classes dominantes, accompagnées d’une lutte idéologique intense qui vise à favoriser l’adéquation passive des mentalités et des habitudes collectives aux exigences économiques dominantes.
exemple : le fascisme mussolinien qui serait « la forme de révolution passive propre au XXème siècle comme le libéralisme l’a été au XIX ème »
2-la question centrale de l’hégémonie, à la fois comme concept et comme perspective stratégique : parvenir à l’hégémonie (matériellement possible) des producteurs et des classes subalternes (= masses populaires) dans la mesure où elle est la condition permanente d’une société politique qui règle les conflits de classe par un pouvoir fondé sur la force et lié aux rapports de production
3- la condition permanente d’une société politique qui règle les conflits de classe par un pouvoir fondé sur la force et lié aux rapports de production
4--Chez Gramsci, passage d’une vision de la transformation révolutionnaire centrée sur la prise du pouvoir (cependant non négligée !) à une autre centrée sur la lutte pour l’hégémonie : l’antithèse gramscienne entre domination et subalternité permet d’affronter la question du rapport entre le conflit originel capital / travail et les conflits qui aujourd’hui apparaissent à propos de l’environnement, de la sexualité, de l’identité culturelle, du féminisme etc .
 
2-Repenser la lutte des classes : les thèses de Jacques Bidet
1-L’idée de départ : la société moderne ne se réduit pas à son « être capitaliste » traditionnel (par exemple la propriété privée des moyens de production, les institutions et les pratiques qui s’y rattachent), mais que la production publique de richesses, débordant ce cadre, est partout considérable grâce aux différents systèmes organisés que sont par exemple l’enseignement, la santé ou l’administration. (l’exploitation du travail humain, et par voie de conséquence la lutte des classes prennent donc nécessairement des formes nouvelles).
2-La classe capitaliste dominante « comporte donc deux pôles, l’un autour du procès marchand, l’autre autour du procès organisationnel. L’un où fonctionnent des titres de propriété » (rôle des actionnaires etc.), « l’autre où s’exhibent les titres de compétence reconnue »
3-Ainsi, la classe dominante ne peut exister, maintenir et accroître sa domination que par l’articulation de ces deux pôles que sont le marché et l’organisation, deux fonctions corrélatives mais néanmoins distinctes  (l’actionnaire ne pourrait pas exploiter le travailleur sans le concours nécessaire du gestionnaire)
4-Situation nouvelle aujourd’hui : le monde ouvrier a perdu sa centralité, sa place stratégique dans la production qui faisait de lui un élément moteur : la lutte des classes n’a donc pas disparu, mais présente des formes spécifiquement modernes qu’il propose de penser, approfondissant et reconstruisant ainsi l’édifice théorique de Marx, à partir des relations complexes d’opposition entre la classe dominante et, nouveauté théorique, ce qu’il appelle la classe fondamentale qui se définit comme « l’ensemble de ceux dont le travail est exploité à travers le rapport de classes spécifiquement moderne, formant de fractions selon qu’y prédomine le marché (paysans, artisans etc.), l’organisation (salariés du public), ou que les deux facteurs s’y conjuguent plus étroitement (salariés du privé). Ils forment une seule classe, que je désigne comme la classe fondamentale. ».
 
3-Le « communisme » est mort, vive le communisme (L.Sève)
1-Ce que Marx a pensé sous le mot de communisme n’a à peu près rien à voir avec le « communisme » : c’est pour lui « le mouvement réel qui dépasse l’état de choses existant »
-vers le dépassement du capitalisme comme dernière forme d’une société de classes vers une société sans classes
-par la résorption de toutes les grandes aliénations historiques du genre humain
2-Le communisme comme seule alternative à ce capitalisme qui conduit l’humanité à sa perte : parce qu’il est mise en privé universelle il prive en conséquence les êtres humains de la maîtrise collective de leurs conditions d’existence et de leurs puissances sociales (avoirs, savoirs, pouvoirs), est donc la forme extrême de l’aliénation humaine => urgence d’une « insurrection générale en faveur du bien commun »
3-Le caractère de classe du communisme concerne non seulement la classe ouvrière mais toutes les forces collectives et individuelles avides de désaliénation : nécessité de rompre avec la culture révolutionnaire traditionnelle (est caduque par exemple l’idée de la conquête du pouvoir d’Etat comme préalable d’une transformation sociale par en haut)
4-Cette désaliénation est inévitablement un processus long hors de portée d’un acte révolutionnaire soudain : réfléchir à l’idée d’une « évolution révolutionnaire », processus multiforme et inégal mais poursuivi avec persévérance dans de multiples actions
5-Nécessité d’une forte rupture symbolique avec une façon de faire de la politique qui est épuisée et dont personne ne veut plus : faire de la politique aujourd’hui avec le communisme, c’est avant tout multiplier les initiatives transformatrices désaliénantes sur tous les terrains et avec la participation du plus grand nombre
6-Absolument conserver le communisme et radicalement dépasser le parti : le combat pour l’émancipation sociale ne peut absolument plus se mener dans le cadre de la sujétion militante.
par Jacques Ducol publié dans : philosophie et politique
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