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Samedi 17 novembre 2007

Débat sur la Révolution d'octobre

Ce qui est venu dans le débat après l'exposé sur la Révolution d'octobre 1917 en Russie :

  • Il y a eu rapidement interdiction des partis, l'interdiction des fractions etc. Au fond, il s'agissait déjà de l'interdiction de penser autrement ! Surtout quand on pense qu'il s'agissait de l'interdiction de partis soviétiques, qui avaient participé à la révolution.
  • "le parti doit diriger en lieu et place du prolétariat". C'est à dire qu'une minorité au pouvoir pourra décider à la place du peuple, à la place de tous ?
  • En se séparant ainsi de la base sociale, la bureaucratie deviendra le seul élément de gouvernement.
  • La question que nous nous posons : le ver du stalinisme, de la dégénérescence de la révolution était-il dans le fruit dès le début ?
  • La Tcheka était-elle autre chose qu'un pur outil de répression ? "L'une des plus graves erreurs des bolcheviks" diront certains.
  • Que devient au cours de la révolution, après la NEP, le prolétariat révolutionnaire ?

Il serait trop long de citer toutes les interventions, mais peut-être peut on évoquer, pour résumer quelques unes d'entre elles, des citations de militants réflechissant sur le processus révolutionnaire?

"Les bolcheviks ont, de même, posé immédiatement comme but à cette prise du pouvoir le programme révolutionnaire le plus avancé : non pas défense de la démocratie bourgeoise, mais dictature du prolétariat en vue de la réalisation du socialisme. Ils ont ainsi acquis devant l’histoire le mérite impérissable d’avoir proclamé pour la première fois le but final du socialisme comme un programme immédiat de la politique pratique.

 

 

Tout ce qu’un parti peut apporter, en un moment historique, en fait de courage, d’énergie, de compréhension révolutionnaire et de conséquence, les Lénine, Trotsky et leurs camarades l’ont réalisé pleinement. L’honneur et la capacité d’action révolutionnaire, qui ont fait à tel point défaut à la social-démocratie, c’est chez eux qu’on les a trouvés. En ce sens, leur insurrection d’Octobre n’a pas sauvé seulement la révolution russe, mais aussi l’honneur du socialisme international."  (Qui avait soutenu la guerre mondiale, entre autre).

Ecrit Rosa Luxemburg (1918)

Mais elle expose aussi un point de vue théorique critique qui alimente même aujourd'hui les débats sur la transformation sociale:

Dans sa brochure de 1918 sur la Révolution russe, elle s’exprime sur la révolution et la démocratie. En voilà de courts extraits :
"La réalisation du socialisme par une minorité est inconditionnellement exclue, puisque l’idée du socialisme exclut justement la domination d’une minorité...
"L’action constamment vivace de l’opinion et de la maturité politique des masses devrait donc, juste en période de révolution, déclarer forfait devant le schéma rigide des enseignes de partis et des listes électorales ? Tout au contraire ! C’est justement la révolution qui, par son effervescence ardente, crée cette atmosphère politique vibrante, réceptive, qui permet aux vagues de l’opinion publique, au pouls de la vie populaire d’agir instantanément, miraculeusement sur les institutions représentatives...  
Cette action constamment vivace de l’opinion et de la maturité politique des masses devrait donc, juste en période de révolution, déclarer forfait devant le schéma rigide des enseignes de partis et des listes électorales ? Tout au contraire ! C’est justement la révolution qui, par son effervescence ardente, crée cette atmosphère politique vibrante, réceptive, qui permet aux vagues de l’opinion publique, au pouls de la vie populaire d’agir instantanément, miraculeusement sur les institutions représentatives...
Certes, toute institution démocratique, comme toute institution humaine, a ses limites et ses lacunes. Mais le remède qu’ont trouvé Lénine et Trotski — supprimer carrément la démocratie — est pire que le mal qu’il est censé guérir : il obstrue la source vivante d’où auraient pu jaillir les correctifs aux imperfections congénitales des institutions sociales, la vie politique active, énergique, sans entraves de la grande majorité des masses populaires. »...
"La société nouvelle doit s’inventer sans mode d’emploi, dans l’expérience pratique de millions d’hommes et de femmes. Le programme du parti n’offre à ce propos que « de grands panneaux indiquant la direction », et encore ces indications n’ont-elles qu’un caractère indicatif, de balisage et de mise en garde, plutôt qu’un caractère prescriptif. Le socialisme ne saurait être octroyé d’en haut. Certes, « il présuppose une série de mesures coercitives contre la propriété,etc. », mais, si « l’on peut décréter l’aspect négatif, la destruction », il n’en est pas de même de « l’aspect positif, la construction : terre neuve, mille problèmes. » Pour résoudre ces problèmes, la liberté la plus large, l’activité la plus large, de la plus large part de la population est nécessaire. Or, la liberté, « c’est toujours au moins la liberté de celui que pense autrement ». Ce n’est pas elle, mais la terreur qui démoralise : « Sans élections générales, sans une liberté de presse et de réunion illimitée, sans une lutte d’opinion libre, la vie s’étiole dans toutes les institutions publiques, végète, et la bureaucratie demeure le seul élément actif. »
En fait, Rosa Luxemburg expose pratiquement tous les doutes, toutes les mises en question qui ont été exprimés lors du débat.
D'autres révolutionnaires, dès les début de la révolution, ont exprimé les mêmes doutes. Ainsi, P. Monatte, correcteur d'imprimerie ; militant syndicaliste révolutionnaire, fondateur en 1909 de la Vie ouvrière et en 1925 de la Révolution prolétarienne:
"Si nous ne pouvons pas détacher notre esprit de la Russie , c’est qu’elle a été le premier grand essai de révolution socialiste. Un essai qui a malheureusement échoué. Mais pourquoi a t-il échoué ? Par quelles erreurs ? En raison de quelles conditions ? Comment devrons-nous nous y prendre pour réussir là où les Russes ont échoué ?"
Laissons la conclusion très provisoire de ce débat à Mansoor Hekmat, qui a fondé le Parti communiste-ouvrier d’Iran, qui considèrait qu’il n’a jamais existé de pays socialistes, l’URSS et la Chine n’ayant pas aboli le salariat et l’exploitation: "Avec la révolution d’octobre 1917, le mouvement communiste ouvrier, mené par les Bolcheviks, est parvenu à briser le pouvoir d’état de la classe dominante, mettre en place le pouvoir ouvrier et même à battre les efforts militaires de la réaction vaincue pour restaurer son pouvoir perdu. Mais en dépit de cette victoire politique, la classe ouvrière russe a finalement échoué à transformer les rapports de production, c’est-à-dire à abolir le travail salarié et à transformer les moyens de production en propriété commune."
par Cercle Jacques Decour publié dans : Histoire et Politique
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Samedi 17 novembre 2007

REVOLUTION D'OCTOBRE 1917 EN RUSSIE

L'exposé de Philippe Branger sur la révolution d'octobre a permis de mettre en évidence l'importance de ces "Dix jours qui ébranlèrent le monde". En effet, pendant 70 ans, la révolution Russe, qui a donné naissance à l'Union Soviétique, a été la référence de bien des mouvements politiques, socialistes, communistes, anarchistes... Soit comme exemple, soit comme repoussoir pour toute action politique en quête de transformation sociale.

Il a exposé l'ensemble du déroulement de la Révolution d'octobre, de février 1917 à la "Nouvelle Politique Economique" en 1921, et la mort de Lénine, en 1924.

La Révolution d'Octobre ne peut s'apréhender qu'en prenant en compte la guerre de 1914, horriblement meurtrière, et provoquant misère, malnutrition, mortalité infantile, marasme économique etc. Le conflit mondial est le catalyseur de tous les maux, de la crise agraire, de la profonde détresse de la vie quotidienne. Cette situation provoque des grèves, des insurrection, et, pour résoudre les problèmes de la vie quotidienne, la formation de conseils d'ouvriers, de soldats, de quartiers, qui détiennent une grande partie des pouvoirs. Une véritable démocratie de classe s'installe, parallèlement au gouvernement provisoire de kerenski, qui ne maîtrise plus rien.

Lénine arrive à Pétrograd en avril. Il publie ses thèses d'avril, pour la révolution permanente. Il demande "tout le pouvoir aux soviets" (les conseils). Avec le Parti Bolchevik, il prend la direction du processus révolutionnaire. Le bolchevisme devient la référence de toute l'action révolutionnaire.

Dans la nuit du 24 au 25 octobre (dans l'ancien calendrier tsariste, ce qui correspond à la nuit du 6 au 7 novembre). Un Comité militaire révolutionnaire dirigé par Trotski et composé d’ouvriers armés, de soldats et de marins est créé et prépare l'insurrection destinée à remettre le pouvoir au congrès pan-russe des soviets. En quelques heures, le Comité Révolutionnaire prend le pouvoir. Il est formé de plusieurs partis politiques : essentiellement, des bolchviks et des Socialistes Révolutionnaires de gauche.

Rapidement, le congrès des soviets demande quelles seraient les conditions d'une paix immédiate. Un gouvernement provisoire est formé, qui ne sera composé que de Bolchviks. Les autres partis refusent d'y participer. Mais il n'y a pas eu de coup d'Etat. Les Bolcheviks sont bien le premier parti soviétique. Ils ont une influence prépondérante et, dans le grand bouillonnement révolutionnaire, ils deviennent pour les masses un élément constitutif de leur propre activité. La grande majorité du peuple le suit.

Dès le mois de novembre, l'assemblée constituante est formée.

Les Bolcheviks sont minoritaires avec 175 élus sur 707 députés. Les campagnes ont préféré voter pour les socialistes révolutionnaires. La dissolution de la Constituante par les gardes rouges suit immédiatement sa première réunion, le 19 janvier 1918. Vingt des manifestants protestant contre la décision sont tués : Maxime Gorki saluera en eux, à leurs obsèques, les martyrs d’une expérience démocratique de quelques heures à peine, attendue pendant cent ans. Le marxiste Charles Rappoport écrit à l’époque : « Lénine a agi comme le tsar. En chassant la Constituante , Lénine crée un vide horrible autour de lui. Il provoque une terrible guerre civile sans issue et prépare des lendemains terribles. » ( La Vérité , 26 janvier 1918)

La "paix" sera chèrement payée :

Un armistice est signé le 15 décembre, et des pourparlers de paix commencent le 22 décembre, la délégation russe étant conduite par Trotski. Les exigences allemandes sont énormes : la Pologne , la Lituanie , et la Russie Blanche doivent rester sous occupation allemande. Un débat fait rage entre les bolcheviks au sein du parti bolchevik où trois positions s'affrontent. Certains, comme Boukharine défendent la nécessité d'une guerre révolutionnaire, Lénine pense qu'il faut céder le couteau sous la gorge, et Trotski qui l'emporte par 9 voix contre 7, propose de refuser de signer une paix d'annexion mais déclarer la fin de la guerre.

 En réaction l'armée allemande lance une offensive le 17 janvier, qui avance rapidement en Ukraine. La position de Lénine pour la signature immédiate de la paix l'emporte alors le 18 janvier dans le parti, mais les conditions exigées par les Allemands se sont encore aggravées. Le 3 mars 1918, les bolcheviks signent le traité de Brest-Litovsk qui ampute la Russie de 26% de sa population, 27% de sa surface cultivée, 75% de sa production d'acier et de fer. La situation économique de la jeune république soviétique, déjà ravagée par une guerre meurtrière de 4 ans semble désespérée.

La création de la Tcheka  :

Le 20 décembre 1917, la « Commission extraordinaire de lutte contre le sabotage et la contre-révolution » (en russe Vétcheka), plus communément appelée Tcheka est fondée. Selon Pierre Broué, la Tcheka , créée en décembre 1917 commence vraiment à frapper à partir de mars au moment de l’offensive allemande. Mais c’est au cours de l’été 1918 que les choses changent brutalement, avec l’insurrection des SR de gauche de Moscou et une série d’attentats contre les dirigeants bolcheviks, Lénine grièvement blessé par Fanny Kaplan elle-même sommairement exécutée peu après.

 

 

  Déclarant s’inspirer de l’exemple des Jacobins  de la Révolution française, les dirigeants bolcheviks déclarent opposer à la « terreur blanche » la « terreur rouge ». Selon la Tchéka elle-même, il y a 22 exécutions dans les six premiers mois de 1918, 6 000 pour les six derniers. Bien que ces chiffres soient probablement largement sous-estimés, ils montent l'intensification de la répression à partir du début de la guerre civile. Selon l’historien Chamberlain (cité par Broué), la terreur rouge pourrait avoir fait environ 50 000 victimes.

 Victor Serge fait remarquer que l’ensemble de la terreur rouge a fait bien moins de victimes que certaines journées de la bataille de Verdun. Il estime néanmoins que la création de la Tcheka et ses procédures secrètes est la plus grave erreur du pouvoir bolchevique. Il note toutefois que la jeune république vivait sous des « périls mortels » et que l’initiative de la terreur blanche a précédé celle de la terreur rouge.

La guerre civile :

Le grand Quartier Général (la « stravka ») de l’armée Russe annonce le 31 octobre sa volonté de marcher sur Petrograd « afin d’y rétablir l’ordre ». Rejoint par les chefs du parti SR, il propose la création d’un « gouvernement de l’ordre ». Cependant, la masse des soldats passe peu à peu aux bolcheviks, arrêtant les officiers. Le 9 novembre, Lénine appelle les soldats à s’opposer à la tentative contre-révolutionnaire des officiers, à élire des représentant et engager directement des négociations d’armistice. Le 18 novembre, l’état-major doit fuir dans le sud, le généralissime Doukhonine étant massacré par ses propres soldats.

Dans les semaines qui suivent, des milliers d’officiers et de junkers rejoignent la région du Don. Une armée blanche de 3 à 4000 hommes est montée par le général tsariste Alekseev. Cette armée réprime dans les sang les soulèvements ouvriers à Rostow et Taganrog, les 26 novembre et 2 janvier. Les gardes rouges ouvrières de Moscou et Petrograd convergent vers le sud et mènent une guerre de partisans, qui finissent par chasser Kornilov. Le soulèvement des cosaques de l’Oural se termine par une défaite. Sur le front roumain, l’armée se décompose en détachements blancs, qui rejoindront l’armée blanche de Denikine, et en régiments rouges.

Et il y avait d’autres problèmes qui ne pouvaient trouver leur solution sans l’aide de révolutions à l’ouest. Pour commencer, le monde capitaliste n’acceptera jamais une révolution socialiste en Russie. Et, en fait, tous les pays industriels (y compris notre chère France) ont envahi la Russie révolutionnaire et/ou financé les forces contre-révolutionnaires. Tous les mouvements révolutionnaires ont échoué, réprimés dans un bain de sang. La révolution mondiale attendue ne viendra pas.

 La révolution russe a dû faire front à toutes ces attaques et à son isolement. 

 Il a fallu instaurer le "communisme de guerre". Un durcissement très net du régime dirigé par les bolcheviks . Pour faire face à la disette, à la baisse de la production industrielle, on assiste à une militarisation de l'économie. "Une économie de caserne" est instituée, avec création d'un livret de travail, contre laquelle les syndicats vont protester.

Le 28 février 1921, les marins de la citadelle de Cronstadt se révoltent au nom de la démocratie et du socialisme. Ils sont massacrés par l'Armée rouge de Trotski.

Dans son rapport de mars 1921 au Xe Congrès du PC, Lénine déclare : «Les faits sont là. La Russie est menacée de famine. Tout le système du communisme de guerre est entré en collision avec les intérêts de la paysannerie (...). Nous nous sommes trop avancés dans la nationalisation du commerce et de l'industrie, dans le blocage des échanges locaux. Est-il possible de rétablir dans une certaine mesure la liberté du commerce ? Oui, c'est possible. C'est une question de mesure. Nous pouvons revenir quelque peu sur nos pas sans détruire pour cela la dictature du prolétariat.»

 Le 16 mars 1921, le Xe Congrès du Parti communiste russe adopte le rapport de Lénine.

L'État reste propriétaire de la terre et des moyens de production, il garde le contrôle des banques, des transports et du commerce extérieur ; il regroupe les grandes industries nationalisées au sein de trusts d'État systématiquement favorisés par les investissements publics.

 

 

 

 

 

 

A côté de ce secteur étatique, la NEP autorise l'ouverture d'un secteur privé en rétablissant la liberté du commerce intérieur. Les paysans sont les premiers bénéficiaires de la réforme. La fin des réquisitions et le remplacement des impôts forcés par un impôt unique en nature, fixé chaque année, les encouragent à écouler leurs surplus.

En outre, un code agraire édicté l'année suivante, en 1922, permet aux communes rurales de redistribuer les terres et d'en déterminer le mode d'exploitation (location, fermage, métayage) en vue d'un rendement optimal.

Toujours dans le dessein d'améliorer les conditions de vie de la population, l'industrie lourde cède le pas à l'industrie légère. Le 7 juillet 1921, les entreprises de moins de vingt ouvriers sont dénationalisées.

Les révolutionnaires font même appel aux capitalistes en instaurant le 13 mars 1922 des sociétés mixtes au capital fourni pour moitié par l'État et pour moitié par des groupes occidentaux (beaucoup d'Américains y répondent favorablement).

Un peu plus tard, le secteur public lui-même renonce à l'égalité des salaires dans les grandes usines et restaure une hiérarchie fondée sur la compétence.

En restaurant partiellement l'économie de marché, la NEP va sauver le pouvoir léniniste. Sa réussite sera spectaculaire. Paysans, commerçants et petits entrepreneurs reprennent goût au travail et aux échanges. Le chômage est résorbé. Qui plus est, les communistes russes gagnent la confiance des capitalistes américains. Capitaux et techniciens occidentaux s'investissent dans la «patrie du communisme réel» pour reconstruire les infrastructures.

Dès 1926, la production industrielle dépasse de 8% le niveau d'avant guerre. La production agricole rattrape à son tour ce niveau en 1928 !

Maintenant, alors que rien ne semble rester de la Révolution d’octobre (l’avenir montrera si c’est une illusion), on peut au moins dire : « Acculés au mur, ils ont osé ». Ils se sont lancés dans une contre-offensive audacieuse qui avait au moins une chance d’être victorieuse, au lieu de se replier dans une tactique défensive impuissante. Aujourd’hui, lorsque la survie même de l’humanité est en jeu, il y a peut-être quelque chose à apprendre à cette Révolution.

Le débat qui a suivi l'exposé a montré combien étaient cruciales les questions posées à partir de cet évènement majeur de l'histoire mondiale, et surtout en fonction de son devenir. Que faire, que penser, alors que l'échec de toutes les tentatives de construire une société socialiste, ou communiste ont échoué, se sont évanouïe dans l'histoire, ou se sont transformées en sociétés sclérosées, en systèmes de type capitaliste sauvage ? 

 

Le néocapitalisme impose une société fondée sur des inégalités toujours plus grandes, sur le mépris des salariés, sur l'absence de liberté réelle. Comment entreprendre son dépassement, son renversement, comment bâtir une société différente, en évitant les errements qui ont entrainé les pays du "socialisme réel" à leur propre liquidation.

 

 

 

 

par Philippe Branger publié dans : Histoire et Politique
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